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☆☆ L’ « expectation hypothesis », de quoi s’agit-il ?

Dans les débats: la forward guidance (indications sur les mouvements de taux futurs) et le quantitative easing de la FeD (achats en masse de bons du Trésor et de titres adossés à des créances hypothécaires) sont très discutés autant chez les professionnels que chez les accadémiques. Ces politiques ont pour but principal d’influencer directement les taux d’intérêt à long terme. Nous proposons ici un éclairage sur l’ « expectation hypothesis », hypothèse centrale souvent implicitement citée lors des discussions sur les mécanismes à l’oeuvre.

 

 

 

Si l’on suit l’hypothèse de rationalité des agents et d’efficience des marchés, le rendement espéré d’une obligation de long terme doit être égal au rendement espéré d’un renouvellement d’obligations de court terme dont la maturité totale est celle de l’obligation de long terme.

En clair, il est identique d’acheter une obligation dont la maturité est de dix ans, ou d’acheter une obligation de maturité 1 an et de la renouveler tous les ans pendant 10 ans (aux coûts opérationnels près[1]). Cette égalité, qui définit l’Expectation Hypothesis, n’est pas vérifiée empiriquement et souligne l’existence d’une prime de terme (Term Premium), égale à la différence entre le retour de l’obligation de long terme et le produit des obligations de court terme.

 

Enfin, il est possible de reformuler l’Expectation Hypothesis de la façon suivante :

– le taux d’intérêt anticipé de court terme espéré doit être égal au taux dit forward correspondant ; autrement dit, les marchés anticipent correctement l’évolution des taux d’intérêts et intègrent cette information dans les prix.

 

 

 

Adrien T.

 

 


[1]En particulier, cette hypothèse ne prend pas en compte les risques liés au renouvellement de la dette (rollover risks).

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